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Le Strip de Macao

Capitale

Langue Cantonais / Portuguais

Alphabet Chinois / Latin

Monnaie Pataca

Fuseau horaire UTC+8

Régime politique Région Administrative Spéciale de Chine

Religion Bouddhisme / Polythéismes chinois

Transports Bus de ville qui couvrent tout ce petit territoire, ferry vers Hong Kong

Le métro filait à vive allure sur l’un des quatre ponts de Macao qui enjambaient la mer de Chine, quittant l’île de Cotai vers la péninsule historique. De ce côté, le cultissime hôtel et casino Grand Lisboa, en forme de fleur de lotus, déchirait l’horizon.

Macao avait commencé à jouer au 19e siècle mais les affaires s’étaient accélérées en 1970, quand l’homme d’affaires Stanley Ho y obtenait le monopole des jeux. La plupart des casinos de la péninsule lui appartenaient alors.

Plus tard, en 1999, Macao devenait une Région Administrative Spéciale de Chine après quatre siècles de colonisation portugaise.

Cette rétrocession marquait un nouveau virage dans l’histoire des jeux du petit territoire. Les jeux d’argent, loin d’être interdits comme dans le reste de la Chine, prendraient au contraire une envergure internationale. Pour Ho, le monopole prenait fin. Il fallait désormais attirer les investisseurs internationaux et leurs méga-resorts.

En 2000, la construction de l’île artificielle de Cotai, gagnée sur la mer de Chine, débutait. Le territoire entièrement artificiel de 5km² serait entièrement dédié au divertissement… et à ses capitaux.

The Venetian

The Parisian

Wynn

MGM

Au début des années 2000, les investisseurs du Strip de Las Vegas étaient arrivés d’outre-Pacifique pour investir la nouvelle île, au point même d’en déterminer la toponymie. C’est en effet le Las Vegas Sands qui la nommait « Cotai Strip », petite sœur, à l’évidence, du Strip de Vegas.

Pourtant, le Strip de Macao était loin de l’excentricité affichée de son homologue états-unienne. Sur la grande avenue, il n’y avait ni show girls à plumes, ni musicien.ne.s, ni prostitué.e.s, ni effluves d’alcool. Ici, les fausses façades haussmanniennes ou vénitiennes étaient silencieuses.

Le baccara.

Dans n’importe quel casino de Macao, la plupart des tables lui était dédié. Entre les mêmes murs, les hôtels et les boutiques étaient dignes du luxe des grands malls de la péninsule arabique. Je comprenais que Macao attirait avant tout les joueurs studieux et les touristes en quête de prestige.

Tout se passait donc  à l’intérieur. Les casinos étaient eux-mêmes reliés entre eux par des passerelles, de telle sorte que le Strip puisse être parcouru sans sortir. A l’inverse de Las Vegas qui décloisonnait le divertissement à l’extrême, le joueur, ici, n’avait pas vocation à être n’importe qui.

Le Venetian était peut-être le casino qui proposait l’expérience la plus sensorielle et la plus proche de celles du Nevada.

Aujourd’hui, les casinos de Macao génèrent sept fois le chiffre d’affaires de ceux de Las Vegas. Loin des codes racoleurs de Vegas, les jeux ici, ne s’adressent pas au marché occidental mais au marché chinois. Que l’on ne s’y trompe pas :

Malgré l’internationalisation de son jeu, Macao n’avait pas oublié Stanley Ho. Chaque soir pour rentrer, je remontais la grande avenue qui portait son nom.


Localisations

Cotai Strip 22.14648936236545, 113.56366344983331

Grand Lisboa / Casino Lisboa 22.190329797159848, 113.54385998651361

Avenue du Docteur Stanley Ho 22.18836374384197, 113.53787094479885

Sources

« Macau ends gambling monopoly », Tapei Times, 2002

« How Cotai Built the World’s Most Lucrative Monopoly », Lile Mo, Chinain5, 2025


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