Capitale Koweït
Langue Arabe koweïtien
Alphabet Arabe
Monnaie Dinar koweïtien
Fuseau horaire UTC+3
Régime politique Monarchie parlementaire
Religion Islam sunnite
Transports Voiture

Au Koweït, il y avait l’horizon de l’eau, du désert et du ciel hâlé.
Le pays avait longtemps subsisté de la pêche perlière, de la construction navale et du commerce maritime. Aujourd’hui, l’exploitation du pétrole avait remplacé cette activité.
La construction de boutres, voiliers de commerce arabe, n’existait plus. Mais ces vaisseaux anciens de plusieurs siècles étaient toujours largement représentés dans le pays.


Sur les murs de Koweït, des peintures de boutres
A Koweït, ce lundi de printemps, la marée basse correspondait à l’heure du crépuscule. J’allais pouvoir photographier les bateaux échoués tandis que les derniers rayons d’un soleil particulièrement chaud les envelopperaient.
Au cimetière de bateaux d’Al-artiya, les vaisseaux abandonnés correspondaient aux usages contemporains : des navires de forage pétrolier, des ferries, des bateaux individuels. A sa manière, l’endroit portait toujours l’atmosphère des départs lointains et de l’aventure.







Plus tard, lorsque j’avais travaillé en mer, j’imaginais le sort semblable que subirait, un jour, le ferry sur lequel je naviguais.
Plus tard, lorsque j’avais travaillé en mer, je regardais mes collègues matelots inlassablement piquer la rouille du ferry sur lequel nous naviguions. Je me figurer son allure lorsqu’il serait un jour, lui aussi, laissé au sort impitoyable du sel et de l’humidité.






L’une des épaves disposait d’une échelle, et, en montant, j’étais surpris de voir que le pont extérieur avant était aménagé. J’apprendrai que depuis des dizaines d’années, les bateaux hébergeaient des travailleurs immigrés, employés pour veiller à ce que les navires ne soient pas entraînés au large.
Je décidais de redescendre, et m’éloignais du rivage pour trouver, entre deux hangars, des bateaux à moteur dont certains avaient brûlé.



Un bateau des Emirats Arabes Unis (« UAE« )
Certains vaisseaux reposaient en pleine mer après avoir été coulés.

(credits: Google, Airbus, Maxar Technologies 2024)
La nuit tombait. J’empreintais l’immense pont Cheikh Jaber al-Ahmad al-Sabah pour rentrer.
D’une longueur de presque 50km et avec six voies, il témoignait du fait que l’automobile n’avait aujourd’hui rien à envier à ce que fut le transport fluvial.

Aujourd’hui, une boutre flottait toujours dans le grand Parc Al Shaheed, accompagnée d’une exposition sur la vie au Koweït avant le pétrole. Le Musée Maritime, lui aussi, conservait la mémoire de ces voiliers.


Localisations
Cimetière de bateaux de Koweït 29.381435961127497, 47.83144246742115
Musée Maritime (Koweït, Koweït) 29.38506408962877, 47.982307283319464
Sources
« A visit to Kuwait’s ship graveyard – Sailor shares story of his life; Abandoned ships in Kuwait Bay », Kuwait Times, 2016
Musée Maritime (Koweït, Koweït)






